Merci de me recevoir chez vous, mesdames et messieurs, amis internautes.
Notre intervention du jour porte sur une préoccupation à la Une du journal La Guérite de ce mercredi 14 octobre 2026, qui frise du deux poids deux mesures à Porto-Novo.
Qui a ordonné le démantèlement des auvents des boutiques ? QUESTION.
Amis internautes, À Porto-Novo, ce qui au départ était perçu comme une simple opération pédagogique pour dissuader les femmes de Ouando à aller prendre des stands dans le nouveau marché, est devenu une opération d’envergure allant au-delà des abords de cette infrastructure marchande. Des boutiques fermées, d’autres détruites, presque toute la ville a été contaminée. De Dowa à Oga’nla, en passant par Tokpota, avec l’appui des forces de l’ordre, des locataires et propriétaires de lieux de commerce qui ouvrent sur la voie publique (pavé, goudron), ont été contraints à démanteler leurs auvents. Depuis quelques jours, dans la ville, capitale du Bénin, commerçantes, commerçants , revendeuses, revendeurs, artisannes et artisans désormais exposées aux intempéries, à la mévente se plaignent. Certaines dames qui ont contracté des prêts auprès d’institutions de microcrédit sont presque au bord des larmes. Qui a ordonné cette opération?, s’interrogent beaucoup d’administrés de la municipalité. Visiblement, aucune information officielle, aucune communication autour. Le comble, ça semble une opération à double vitesse. En effet, pendant que certains se sont exécutés, d’autres juste à côté, apparemment des privilégiés, continuent de garder intact leurs auvents. Et le moins qu’on puisse dire, des propriétaires de boutiques ne savent pas où disposer ces auvents démontés sans préavis, dans la précipitation. Ils sont déposés le long des clôtures, les enceintes de certaines maisons n’étant pas spacieuses.Une préoccupation taraude tout de même l’esprit. Comment mener une telle opération uniquement à Porto-Novo alors qu’il y a moins d’une dizaine d’années, c’est la même autorité publique, qui, à la faveur de l’amère opération de libération des espaces publics avait autorisé et indiqué les standards d’auvent à placer désormais , en lieu et place de ce qu’on apercevait en dur ou matériaux précaires, tôles rouillés, bétons,…devant des maisons et qui n’offrait pas un beau décor ? Au nom de la bonne gouvernance, de la recevabilité ou de la transparence, les populations ont le droit d’être éclairées. Les autorités à divers niveaux sont donc interpellées.Chamss-Deen BADAROU