
(L’universitaire et expert résidant aux USA fier particulièrement de Mireille Sedegan et François Ogou)
Chers Compatriotes, mes émotions sont grandes, ma joie est immense et mon cœur est gonflé d’une fierté singulière à l’occasion de la célébration de notre fête nationale, ce 66e anniversaire de notre accession à l’indépendance qui porte la toute première signature du Président Romuald Wadagni, élu le dimanche 12 Avril 2026 et investi officiellement dans ses fonctions au sommet de notre État le dimanche 24 Mai 2026, succédant ainsi au Président Patrice Talon qui venait de finir une décennie de gouvernance, à mon avis, époustouflante. Cela dit, je porte une attention particulière sur notre peuple et sur nos artistes dont le courage, la résilience et les œuvres forcent l’admiration de tous au-delà même de nos frontières nationales.
En effet, heureux sommes-nous aujourd’hui que le Bénin ne soit plus cet « enfant malade de l’Afrique ». Non, ce temps est révolu depuis que notre peuple s’est résolument mis debout pour changer le cours de son histoire. Oui, aujourd’hui, notre pays a un nom qu’il porte avec honneur et dignité: le Bénin béni de son Vodoun qui cohabite pacifiquement avec toutes formes et sortes de spiritualité venues d’ailleurs. C’est également le Bénin enrichi par les valeurs éthiques et morales que véhiculent nos cultures ainsi que nos langues maternelles à travers les prouesses de nos artistes, chanteurs compositeurs qui nous inondent de leurs mélodies envoûtantes. Oui, sans regret ni honte, je suis nostalgique d’un pan de l’ère révolutionnaire dans notre pays, cette époque, sous le Général Kérékou, où nos langues chantaient et traduisaient presque tout, même nôtre hymne national.
Comme une renaissance, pour redonner la vitalité que méritent nos langues et cultures, les artistes de nos villes et campagnes rivalisent d’ardeur et d’intelligence avec des rythmes épatants. Tout en me prosternant devant l’ingéniosité des icônes inoubliables de la musique typiquement béninoise que sont la tigresse Angelique Kidjo, l’homme-orchestre Danialou Sagbohan, le roi du tchink-système Tohon, le baobab du Goumbe, Kohounfo Nathaniel dit Oliworo, et j’en oublie, c’est ici le lieu de citer Mireille Sedegan et François Ogou, deux voix de rossignol dont on ne parle pas assez encore à l’échelle nationale, mais qui résonnent et rayonnent admirablement au-dessus des 41 collines de Dassa-Zoumé. Leur plus récente composition, c’est la chanson de l’hymne national en langue Idaacha. Mireille vient de reproduire dans sa langue maternelle une version Fon dans la même cadence, beninvile, mi chite, pendant que François a repris la composition de feu Abé Dagnon Gilbert, avec les mêmes notes musicales originales, dans la langue Idaacha, facile à reconnaître sur le plan international et dans toutes les chancelleries comme l’hymne national du Bénin sans nécessairement comprendre un seul mot de ce parler Yoruba.
Dame Sèdégan et le Sieur Ogou, vous me rendez fier d’être Béninois et Idaacha des 41 collines. Au peuple, aux artistes aînés et à vous particulièrement, je rends des hommages bien mérités.
Vive le Bénin!
Gloire immortelle à nos artistes!
Bonne fête à tous!
Prof Hajj Salif D. Baloubi,Expert en éducation, communication, anglais et linguistique appliquée à Norfolk State University, Virginia, USA