
(Ils dénoncent la gestion du président Jude Houétognankou)
Trois membres du bureau exécutif des Dragons FC de l’Ouémé ont saisi, le 27 mars dernier, le président Jude Houétognankou pour exprimer leur opposition à la décision n°025/12/2025/PDT/SG/SA portant nomination des membres du comité ad hoc chargé de l’organisation des prochaines élections. A travers leur correspondance, Boris Tandji, secrétaire général adjoint ; Elie Oké, deuxième responsable adjoint à l’organisation ; et Toïbath Kiffouly, responsable adjointe chargée du football féminin, relèvent que cette décision a été prise de manière unilatérale en violation flagrante des dispositions statutaires et réglementaires du club ainsi que des principes élémentaires de transparence, de collégialité et de bonne gouvernance. « La composition du comité ad hoc ainsi désigné suscite de sérieuses réserves quant à son impartialité, son indépendance et sa légitimité. En l’état, ce comité ne présente aucune garantie de crédibilité pour conduire un processus électoral libre, transparent et équitable », ont-ils insisté. C’est pourquoi ils exigent sa suspension immédiate, l’annulation pure et simple des nominations effectuées, la mise en place d’un cadre de concertation inclusif conforme aux textes en vigueur et la désignation d’un nouveau comité ad hoc respectant strictement les règles statutaires et garantissant la neutralité et l’équité. Ces mêmes exigences ont été portées à l’endroit de la Commission électorale de la Fédération béninoise de football (FBF) par le groupe Douzième homme à travers une correspondance en date du 16 mars signée de son vice-président Claude Kounoho. *La gestion du président du club dénoncée* Avant d’en arriver là, les trois dissidents avaient déjà envoyé une correspondance au président pour le mettre en demeure et contester sa gestion. Ils ont souligné une gouvernance marquée par un manque de concertation et de transparence, des décisions prises de manière unilatérale, la tenue de seulement trois réunions du bureau exécutif en quatre années de mandat, l’absence d’assemblée générale durant tout le mandat, une gestion opaque des contrats des joueurs, l’accentuation de la division au sein des supporters, un manque de transparence dans la gestion des fonds et des manquements répétés aux dispositions statutaires du club.
La Rédaction