Sénat et appartenance politique : Démissions ou pas ?

Avec la réunion de prise de contact qui a connu, le 24 juillet 2026, à l’hôtel Sofitel de Cotonou, la présence de 23 des 25 membres au total qui le compose, tout est fin prêt pour l’installation officielle de la première mandature du Sénat béninois, le 30 juillet. Conformément aux textes régissant la dernière née des institutions de la République, « les sénateurs ne peuvent être ni acteurs ni partisans politiques. Ils sont soumis à l’obligation de réserve politique ».

À quelques heures de la séance inaugurale de ce Sénat, en dehors de Nicéphore Soglo, Patrice Talon, Robert Dossou, Théodore Holo, Elisabeth Pognon, Yayi Boni (ayant officiellement démissionné de la présidence du parti d’opposition Les Démocrates), qui ne sont pas reconnus comme militants ou membres d’un parti politique, d’autres membres de droit comme certains parmi les membres désignés, continuent d’être acteurs politiques avec une appartenance politique.

En effet, si Paul Hounkpè, ex-Secrétaire exécutif national de la Force cauri pour un Bénin émergent, a démissionné de la tête du parti Fcbe, juste au lendemain de l’élection présidentielle de 2026, il demeure cependant membre du parti Fcbe. Il en est de même pour l’ancien président de l’Assemblée nationale et réélu député, Louis Vlavonou, qui a dernièrement déposé sa démission du Parlement, mais continue d’être de l’Upr. Au nombre des autres partisans qui siègent au sein du Sénat, et qui arborent toujours cette casquette, on peut citer Sacca Lafia (Up le Renouveau, Upr), Robert Gbian (Bloc Républicain, Br), Pascal Koupaki (Upr) , Charles Toko (Br), Abraham Zinzindhoué (Upr),… Même Adrien Houngbedji, en tant que chef d’un ancien parti , désormais membre de l’Upr n’a signifié acté son départ de ladite formation politique.

En application des textes, les interessés vont-ils, dans les prochains jours, renoncer à leurs partis politiques respectifs pour devenir un acteur « non partisan », ou bien, doit-on comprendre de la disposition légale en question que ces sénateurs peuvent siéger avec leur statut d’acteurs politiques, membres de partis politiques, mais en prenant tout simplement de la hauteur et en faisant preuve d’obligation de réserves sur les dossiers et situations à examiner ?

Les prochains jours, pré ou post installation du Sénat, première mandature nous édifieront.

La Rédaction

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