Prochain médiateur de la République au Bénin : Pourquoi pas une femme ?

(Wadagni va-t-il se démarquer en expérimentant cette option ?)

Dans la parution du quotidien La Guérite du jeudi 04 juin 2026, nous titrions en manchette ; En fin de mandat depuis le 12 mai 2026, Pascal Essou joue les prolongations (Qui sera le prochain Médiateur de la République ?). De Albert Tévoèdjrè à Pascal Essou en passant par Joseph Gnonlonfoun, le fauteuil a été exclusivement masculin. La Rédaction de votre journal, dans sa publication de ce vendredi invite à expérimenter l’option d’une femme au poste de médiateur de la République au Bénin pour succéder à l’actuel locataire déjà en fin de mandat.

Depuis environ de deux décennies, la gent féminine n’a pas encore eu cette chance d’être médiateur de la République au Bénin. L’institution a été dirigée successivement par d’éminentes personnalités masculines, à savoir feu professeur Albert Tévoèdjrè, le magistrat à la retraite Joseph Gnonlonfoun et l’ancien député Pascal Essou. Le médiateur de la République joue un rôle stratégique important dans la République. Pourtant, dans l’opinion, ce rôle n’est pas bien perçu du commun des Béninois. Aussi, l’institution semble ne pas être bien connue au point où certains continuent de la classer dans le lot des institutions budgétivores.

Quant on sait le rôle naturellement conciliant, d’intermédiation, de fin négociateur des femmes ainsi que le dynamisme que dégagent la plupart d’entre elles à des postes de responsabilité, il ne serait donc pas exagéré de suggérer qu’il soit nommé, pour une première fois, une femme au poste. Cette option, si elle était faite, pourrait permettre de mieux apprécier les gouvernances et la prochaine image institutionnelle de la « médiature » de la République dans l’opinion publique.

Le chef de l’État, Romuald Wadagni qui, jour après jour, démontre la confiance qu’il place en la gent féminine à travers ses premières nominations, depuis son investiture le 24 mai 2026, va-t-il surprendre en se démarquant effectivement de ce qui a été la « norme » jusque-là ?

En tout cas, la succession de Pascal Essou est légalement ouverte. Qui sera le prochain veinard : une femme ou encore un homme ? Seul le pouvoir discrétionnaire du président de la République nous situera. Et peut-être dans les prochaines semaines.

La Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *