Législatives 2026 dans la 21è Circonscription : Entre Akitobi et Fatolou, qui retourne au Parlement ?

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À Sakété, dans la 21è circonscription électorale, deux figures féminines retiennent l’attention après les positionnements sur les listes pour les législatives de janvier 2026. Il s’agit de Olga Akitobi de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et Rachidatou Fatolou du Bloc Républicain (BR). Ayant siégé toutes deux dès 2023 pour le compte de la neuvième législature (avec Rachidatou Fatolou, suppléante du ministre Salimane KARIMOU), elles sont de nouveau engagées dans la bataille en vue de conserver leur siège ; chacune sous la bannière de sa formation politique. Mais, cette fois-ci, en qualité de femme bonus.

Une circonscription électorale, trois sièges, un enjeu politique de taille

La 21è circonscription, composée de Sakété, Ifangni et Adja-Ouèrè, offre trois sièges à pourvoir. Dans cette zone politiquement dense, la moindre variation de dynamique peut modifier l’équilibre de représentation.
Du côté de l’UPR, la configuration des candidats titulaires reste quasiment identique à celle de 2023, ce qui témoigne d’une volonté de continuité. Le BR, en revanche, a fait le choix d’un renouvellement partiel, introduisant de nouveaux visages en tête de liste.

Et pour Olga Akitobi (UPR), l’enjeu est que le parti devra obtenir au moins deux sièges pour qu’elle espère être reconduite à l’Assemblée nationale : un scénario qui exige un investissement politique considérable. La compétition interne et les réalités locales imposent à l’UPR une mobilisation intense pour conserver son influence dans les trois communes.

Le BR : un positionnement plus favorable

Par contre, le positionnement au Bloc Républicain apparaît plus avantageux pour Rachidatou Fatolou. Le parti semble avoir misé sur une stratégie calibrée, en s’appuyant sur des figures qui ont un fort ancrage politique.

En effet, en arrière-plan, on a du côté d’Adja-Ouèrè, le patriarche Séfou Fagbohoun dont l’expérience et l’autorité demeurent déterminantes dans les rapports politiques locaux et au-delà. À Sakété, le ministre Salimane Karimou, reconnu pour sa capacité à relever les défis et pour sa constance dans l’action publique. À Ifangni, l’ancien douanier Kpoviessi reste une figure locale influente et incontestable.

Outre ces personnalités qui constituent des atouts majeurs, il y a que la population de Sakété affirme majoritairement vouloir favoriser, pour les prochaines élections, des candidats plus proches et plus accessibles. Dans ce contexte, Nouroudine Abiola Sanoussi, candidat BR qui se lance pour la première fois aux législatives, cristallise déjà les attentions.

Une bataille à deux vitesses

S’il faut tenir compte de la dynamique politique actuelle, le vent de la reconduction semble plus favorable à Rachidatou Fatolou, non seulement par son positionnement mais également et surtout sur les potentielles béquilles ou forces tranquilles sur lesquelles elle peut compter sur le terrain.

À l’opposé, Olga Akitobi, elle, devra fournir assez d’efforts pour prétendre retrouver son siège à l’Assemblée nationale, dixième législature. C’est une évidence que la configuration affichée par l’UPR et la contrainte du double siège à enlever avant de faire élire la femme bonus de sa liste complexifient les calculs.

En définitive, à quelques semaines des élections législatives de janvier 2026 qui permettront d’élire, pour la première fois, des parlementaires pour un septennat après la révision constitutionnelle intervenue récemment, ces deux députées de la mouvance, dans la 21ème circonscription électorale, jouent, chacune, une carte importante pour son avenir politique. Les semaines à venir seront déterminantes, tant pour les partis politiques respectifs que pour les deux élues (Fatolou et Akitobi), engagées dans une bataille politique où chaque zone, chaque leader local et chaque mouvement sur le terrain compte.

La rédaction