Conviction, fidélité et détermination à la cause de l’opposition : Avril 2026 pour voir plus clair chez les Démocrates et la Fcbe

En avril 2026, le Bénin s’apprête à vivre un moment crucial et mémorable de son histoire politique avec l’élection présidentielle, marquant la fin des deux mandats constitutionnels de Patrice Talon, à la tête du pays depuis 2016. Ce scrutin qui va également sceller le passage du quinquennat au septennat, est un autre test grandeur nature pour la classe politique, en particulier pour l’opposition.

Cette échéance électorale d’avril 2026 sera l’occasion de jauger, de nouveau, la conviction des acteurs politiques de l’opposition, notamment les membres des formations dites d’opposition telles que Les Démocrates (LD) et la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE). Il s’agira également de mesurer la fidélité et la détermination de ces acteurs à défendre les idéaux de leurs différents partis.

En effet, les résultats des élections législatives et communales du 11 janvier 2026 semblent annoncer une recomposition de la classe politique, avec l’absence totale de l’opposition à l’Assemblée nationale et dans les 77 mairies. Du moins, au terme de ce double scrutin, seuls deux partis au pouvoir, à savoir l’Union progressiste le renouveau (Up-r) et le Bloc républicain (Br) se partagent les 109 sièges du Parlement et la totalité des municipalités sur l’ensemble du territoire national.

Il n’échappera pas aussi à l’opinion, la démission de certains acteurs politiques de l’opposition, notamment du parti Les Démocrates (Ld) pour rallier ces deux partis en vogue de la mouvance. Tout a démarré par le retrait du parrainage du député Michel Sodjinou à son parti, contribuant ainsi à l’invalidation du candidat des LD pour la course à la présidentielle d’avril prochain. Dans la foulée, des démissions en cascades de plusieurs députés Ld qui ont également rejoint les deux principaux partis de la mouvance présidentielle, réduisant considérablement les chances de l’opposition non seulement pour la présidentielle mais aussi aux élections législatives et communales.

La question de la survie de l’opposition après avril 2026

À la publication des résultats des élections communales et législatives, l’opposition se retrouve en conséquence absente des principales instances de décision du pays. Dès lors, les membres des partis d’opposition, pourtant élus par le passé mais n’ayant pas réussi à se faire réélire, pourront-ils résister le plus longtemps possible, notamment au cours des sept prochaines années ? Resteront-ils fidèles aux idéaux de leurs différentes formations politiques dans un contexte où les réformes politiques deviennent plus corsées ? Ces interrogations méritent d’être posées, surtout avec l’instauration de la trêve politique prévue par la nouvelle loi fondamentale.

Par ailleurs, les partis qui seront en marge de la présidentielle, comme Les Démocrates ou la FCBE, qui n’a pas pu atteindre le seuil national d’éligibilité lors des précédentes élections, décideront-ils de rallier la prochaine mouvance présidentielle, d’autant plus que le futur chef de l’État ne sera pas Patrice Talon ? Les jours à venir s’annoncent donc déterminants et permettront d’en savoir davantage sur l’avenir politique de certains acteurs sur l’échiquier politique national.

Anselme ORICHA

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